
Dimanche 31 mai 09
Grande journée " existentiel
" A quel âge retombe-t-on en enfance ? Et d'ailleurs, est-ce qu'on la quitte un jour cette enfance ? Je reste perplexe...
En ce qui me concerne, je pense ne jamais l'avoir quittée... J'essaye des
fois, mais le naturel revient si vite au galop. Prenez le cas d'aujourd'hui par exemple. Je suis assise à mon bureau et pianote sur mon clavier ; rien de plus banal me direz-vous. Et pourtant,
qui me regarde, toute de rose vêtue, avec l'indispensable baguette magique, argentée ! je vous prie ? devinez voir un peu ? Une petite fée !
Je suis maman depuis quelques jours.... vous ne vous en rappeliez plus ? 62 petits Teddy Bear... dont ... une fée.
Alors vous voyez, l'enfance n'est pas loin !
Toujours est-il qu'il est bon de temps en temps de s'évader un peu, de croire que tout est magique, comme cette méga-gyga barbe à papa ( j'en ai encore la preuve, ma langue encore toute
colorée façon E 520, E 110 et j'en passe...) que j'ai avalée hier soir. Essayez de vous souvenir... Le truc tout rose bien collant, genre nuage féerique et apocalyptique, planté sur un bâton
; le truc qui, une fois que vous l'avez en main, ne se détache plus de vous. Notre main se transforme en pot de glue version barbie, nos lèvres n'ont même plus besoin du
dernier rouge brillant parfum " bonbon d'antan " , et pour peu qu'il y est une brise légère due au tourbillon que fait l'espèce de saladier essoreur pour débiles
enfantins qui, malgré leur grande expérience de l' haut-delà, font bien grise mine quand ils en redescendent, le tout version techno à gogo avec spotlights à faire sauter tout EDF, nos cheveux se
transforment en filaments accrocheurs dignes du plus grand spécialiste de lévitation. Un funambule pourrait même y faire son show !
Mais qu'il est bon de redevenir enfant... alors hier soir, comme une grande, mais avec les yeux d'un enfant, j'ai profité de cet instant magique, pour rêver un peu. Entre barbe à papa, réglisse,
pomme d'amour ( et là y en faut de l'amour pour la manger ) oui ! le fameux caramel rouge qu'on n'arrive pas à attaquer sans avoir préalablement usée des service d'un rotveiller, et le bâton qui
fait office de poignée mais beaucoup trop fin pour supporter un tel poids, s'écrasant finalement à terre, nous propulsant directement au stade final de la colle à effet immédiat et radical,
le tout s'en avoir pu humer l'odeur si véritablement artificielle de l'amour ( ben oui si y a une pomme d'amour c'est qu'il y a de l'amour dans tout ça non ? ) enfin, c'est normal pour moi de ne
rien sentir.... et j'oubliais aussi le fameux cornet glacé à dix étages façon tour de pise, sans le soleil sinon ça tombe, sauf que, même sans soleil, ça tombe aussi, et qui, profitant d'un
minuscule déséquilibre de notre chère main, ( dû sans doute à l'attraction que procure ces imbéciles enfantins tous alignés sur le même fauteuils, et prêts à s'envoyer en l'air, juste pour croire
deux minutes, et pour 20 euros, qu'ils sont les dieux du monde ), s'écrase dignement au sol, s'en omettre biensûr ( et c'est ça qui fait tout son charme à ce fameux cornet ) , d'éclabousser nos
gambettes.
On se croirait à la foire n'est-ce pas... Ben oui, on y est ! J'ai passé ma soirée à la foire. Enfin une petite partie de ma soirée à la foire. Et avec qui donc à votre avis ? Soyez patients...
je vais vous le dire.
Bon il y a plusieurs solutions.
Première solution :
J'ai passé la soirée accompagnée de mon mari ? ( mais j'en ai pas !)
Deuxième solution :
J'ai passé la soirée accompagnée de mon amant ? ( sauf que déjà, pour avoir un amant, il faut un mari, donc c'est râpé !)
Troisième solution :
J'ai passé la soirée avec Fauve ? ( et son mari avec qui elle n'est même pas marié, son amant ( qui lui a préféré passer sa soirée avec sa.......... je ne sais pas trop comment l'appeler...) Non
!
Quatrième solution :
Avec Richard Gere ? ( je ne sais pas ................................................................ qu'en pensez-vous ? ) Impossible....
Et pourquoi impossible ?
Non pas qu'il ait décliné mon invitation, mais tout simplement parce que la-haut, des jets privés, il y en a pleins qui n'arrêtent pas de tourner ( dans le même sens mais qui tournent ) et avec à
leurs commandes pleins de futurs " richard gere " potentiels, il y a aussi plein de Pretty Woman ( en herbes mais... ) qui, installées délicieusement dans leurs carrosses ( qui tournent aussi
tout le temps ) attirent les regards de tous les autres princes charmants qui, perchés sur leurs chevaux blancs ( et ceux là sont bien blancs ) cavalent aussi toujours en rond, mais cavalent
quand même. Alors pour Mon richard Gere à moi, c'est peut être trop de concurrence... J'ai donc préféré ( par pur savoir-vivre ) renoncer à l'inviter.
Y' a-t-il alors une autre solution ?
Affublée d'un bâton de glue, dernier vestige d'un délicieux nuage apocalyptique, je me suis littéralement laissée imprégner des souvenirs de mon enfance ( et pourtant j'en ai pas beaucoup ) et me
suis dirigée vers l'auto-école la plus proche afin de tester ma dextérité et mon savoir en matière de conduite automobile à grande vitesse. Je ne vais pas tenir le suspens plus longtemps, je n'ai
pas obtenu mon permis. Mais cependant, et malgré l'espace restreint dû à ma taille ( de guêpe, mais la reine mère en matière de guêpe ), j'ai envahi le " stadium " est suis partie dans une
course folle, suspendue à un câble d'acier fournissant l'énergie nécessaire à la propulsion de mon automobile en sur-poids. Imaginez le truc...
Tournant en rond ( décidemment tout le monde tour en rond dans cette foire ), et parce qu'il est plutôt difficile de tourner en carré, et surtout pour moi de m'arrêter de tourner au moment là,
j'ai profité de cet instant magique, ( hé oui je venais d'avoir 5 cinq ans à me regarder m'émerveiller ainsi ). Mais la magie ne fut pas très magique, quand coupée dans mon élan de conductrice
professionnelle en plein championnat du monde, je me suis retrouvée propulsée en avant, interrompant ma course folle contre un boudin de caoutchouc. Choc si violent que j'en ai, tout d'un coup,
perdu mes 5 ans, et me suis souvenue que mes 38 années déjà bien entamées ne m'oubliaient pas elles... Alors, dans mon automobile, enfin plutôt monospace ( quand on est la reine-mère du rucher ),
je me suis garée lamentablement, et, ai essayé d'en sortir, version " parce que j'le vaux bien " sauf que là ça faisait plutôt " parce que j'le peux point ".
Dans mon désespoir momentané, j'ai souhaité mettre fin à ce calvaire, et prie l'initiative de m'arrêter au stand de tir, où là, je pensais vraiment que, parce que les ballons de mon voisin
auraient tous été touchés par le plomb tiré juste avant que j'arrive, parce que le propriétaire des lieux serait passé au même moment pour en re-gonffler, parce que, comme précédemment, j'aurais
été attirée par ces hystériques bambins envoyés au 7ème ciel par un élastique trop tendu, le plomb que j'avais inséré dans ma carabine m'aurait enfin troué... troué quoi au fait ?
Hé ben non, mauvaise chance ou bonne chance, j'ai gagné... Tous les ballons du stand ont été éclatés !!! Bon, c'est vrai, j'ai toujours aimé ça. Quand j'étais petite, je me souviens d'un oulahop
que j'avais gagné en tirant sur tout ce qui avait bougé à ce moment là, gonflé ou pas ( oui j'avais véritablement 5 ans, j'étais petite et n'avais pas forcément le compas dans l'oeil...
)...
Je suis donc repartie en héro, championne de tir à la carabine, et accompagnée du lot que je venais de gagner à cette grande compétition.
Et qui aurait pu imaginer cela... Avec quoi ou qui ai-je donc pu terminer ma soirée ?
C'est avec mon lot, Le Super Irrésistible Spider Man ( et sa toile ), tout de rouge vêtu ( j'aime pas le rouge... ), mais pas si mal que ça quand même non ? , que je m'en suis allée bras dessus,
bras dessous... achevant ma soirée entre bruits de tous genres, lumières phosphorescentes, bonbons d'antan et mes rêves de gamine...

" En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même ".
Marcel Proust
Derniers Commentaires