
Jeudi 13 août 09
Pas de magasin de l'inutile aujourd'hui ou si peux. Mais elle a un autre truc ! Ses fameuses vacances sont finies ( pas si
fameuses que ça d'ailleurs, sauf peut être ces délicieux churros au nutella de 4h, le sable chaud, la mer et son bronzage de rêves guadeloupéens), sa petite vie dans son 7ème a repris, avec son
mari ( avec qui elle n'est toujours pas mariée ), son amant ( celui qui l'aime de très loin... ), son chat, son chat, son jardin et l'eau si clair de sa piscine où elle essaye de terminer ce
qu'elle n'a jamais pu commencer. Et pourtant elle y était partie en vacances... Alors c'est son truc à elle ça ! Plonger son corps cannelle dans l'eau ( quelque peu fraîche ) de sa piscine. Et
elle pense :
" Dites-moi pourquoi je l'aime, Dites-moi pourquoi
C'est comme un cadeau, Que le ciel me fait d'en haut,
Quand cet amour nous enchaîne, S'accroche à l'eau
Dites-moi pourquoi je l'aime, Dites-moi pourquoi c'est trop
Pourquoi faut-il que je l'aime, Et que sa vie
Sa vie me coule dans les veines
Et dans ses mains je supplie, Chaque fois je me déchaîne
Quand il prend ma vie
Je ne sais plus comment, Ni où, s'enfuit le temps
Quand mon corps se meurt et se perd dans ses bras ............................................................................................................
Lui restera-t-il du temps avant que l'eau ne soit trop fraîche et qu'elle ne la replonge dans une réalité qui n'est pas tout à fait la sienne ? Lui restera-t-il assez de temps pour croire un
instant, juste un instant, que sa peau cannelle de rêves guadeloupéens n'est pas hâlée de rien ? L'espérance est une bonne bouée...
Il l'a contactée. Des minutes qui lui ont parru si courtes... Des minutes si courtes d'éternité... Si courtes de bonheur, et pourtant si longues d'émotion. Fauve remplit sa vie de ça ! Ce "
ça " qu'elle attend, ce " ça " quelle mange à grandes bouchées, ce " ça " qu'elle désire...
Pas de magasin de l'inutile en ce moment ! Mais de l'eau...

" En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même ".
Marcel Proust
Derniers Commentaires